Ôde: The yellow wallpaper
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J'observe son visage éteint, semblable au mien: ses joues creusées, ses lèvres craquelées ; j'effleure d'un doigt ce miroir incroyable, ancré dans le mur comme une œuvre du Diable et laisse vagabonder mon esprit le long des fissures de sa face jaunie. Soudain, ses traient se tordent en un rictus inquiet comme déchirés par un hurlement muet, et dans sa bouche béante une large langue de fourrure blanche. Alors je chute, encore et encore, dans ce puits sans fond, minute par minute... Hélas! Je n'ai plus le temps. Car de ses yeux s'écoulent des cascades et je me noie dans ces eaux troubles, je m'étouffe dans ma névrose, je suffoque de ma psychose et chacun de ses cris est une vague de délire qui m'englobe et m'asphyxie.
J'ouvre les yeux. Je fais face à ce vieux papier peint qui pèle, écaillé par le temps qui s'écoule et je ris. Fort, et d'un rire jaune -criard, canari, blond, doré- je lui ris au nez, hilare de haine.
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Sarah

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