L'intrus du mur s'inscruste sur Blogspot!

Blog de divagations -plus ou moins- artistiques, sorte de fourre-tout créatif!


Enjoy,

Sarah

vendredi 3 juin 2011

La version commentée d'Uprising

(Titre : référence à la chanson de Muse, qui met en avant un peuple qui se révolte contre la tyrannie et l’oppression de son gouvernement.)
-Je nage dans ton regard hideux
Et je peux voir les anges de Dieu-
(Très court poème qui introduit le texte ainsi que le thème principal : la religion)
(Pour commencer : Qui parle à qui ? Le premier ne fait que donner des ordres : C’est Dieu ; le second parle au nom de « je » mais nous avons ici un « je » général : c’est le peuple qui parle)
-Viens à moi, ne t’en vas plus. (Dieu demande au peuple de revenir vers lui : prise de conscience de la fragilité de la foi aujourd’hui)
-J’ai toujours été là, mais nous avons les pompiers désormais. (« Nous avons les pompiers désormais » nous dit 2 choses : tout d’abord on a une référence à la Bible, et au fait que Dieu ai parlé à Moïse à travers un buisson ardent et donc ici les pompiers sont une sorte d’ironie que le peuple utilise pour répondre aux accusations de Dieu qui critique son absence : Il ne pouvait pas entendre Dieu car désormais les buissons ardents sont éteints par les pompiers. Deuxième chose : le « désormais » montre aussi que au jour d’aujourd’hui nous sommes distrais de la réflexion, de la religion etc. à cause de la télé ou encore de la société de consommation : c’est la raison pour laquelle on ne peut plus entendre Dieu.)
-Agenouille-toi. (Besoin de domination : Dieu veut qu’on le vénère, comme avant.)
-Plus maintenant. La Muse m’a mouillé de son mécontentement. (Référence encore à Muse et lien avec le titre : c’est un groupe que j’aime beaucoup et cette chanson « uprising » est assez appropriée à ce texte, je trouve. Donc ici Muse (le groupe) agis comme une Muse (dans la mythologie) pour le peuple, et l’inspire dans sa révolte.)
-Ne la crois pas. (« Comment peux-tu croire cette Muse plutôt que ton Dieu » est ce qu’il veut dire ici.)
-Evidemment, mais je n’ai tellement plus d’appétit que même la Pomme la plus verte ne serait pas assez succulente pour que je succombe. (Nous avons plusieurs choses ici : Tout d’abord au niveau de la forme : « la Pomme » porte une majuscule, en référence à la pomme à laquelle Eve a succombée dans le jardin d’Eden ; ensuite il y a une allitération en –s « serrait » « assez » « succulente » « succombe » qui rappelle le son du serpent qui a tenté Eve et l’a persuadé de manger la pomme. Dans le fond, on a ici un « ras le bol » du peuple qui ne croit plus aux mythes créationnistes et à toutes les fantaisies de la Bible, la science dépasse les miracles. Ainsi le peuple n’avale plus les salades, ici « la Pomme » de Dieu.)
-Reste. (Ici Dieu voit que le Peuple comment à lui échapper, et ordonne, encore.)
-Impossible.
C’est l’Eternelle Damnation de l’Espèce Naturiste qui l’on conduit à cette Solitude Malhonnête, et maintenant il se masturbe de son malheur. (Les lettres en majuscules sont un coup de pouce, qui nous donne : E.D.E.N -> le Jardin D’Eden, encore une référence à Adam et Eve : Ainsi «l’Espèce Naturiste » fait référence aux Humains, nus au départ ; « l’Eternelle Damnation » fait quant-à-elle référence à l’expulsion du Paradis de l’espèce humaine après le péché d’Eve. Ensuite, on a les lettres de « Solitude Malhonnête » ce qui nous donne S.M ou Sado-Maso, qui est renforcé par les allitérations en –s et –m « Se Masturbe » et « Son Malheur » : ce que ce passage signifie est que sans l’Homme, sans la croyance de l’Homme en Dieu, Dieu n’est rien, n’existe pas. Ainsi on est dans une situation où Dieu demande à l’Homme de « rester » avec lui (passage précédent) ou de croire en lui, alors qu’il l’a lui-même exclu, expulsé du Paradis -> attitude « masochiste » si on ose dire.)
-Ne ment pas. (Faiblesse de la part de Dieu, il ne peut pas croire que l’Homme ne croit plus en lui. Encore un ordre mais on décèle une once d’appréhension.)
-Et pourtant ! Les vampires sont en voie d’extinction et le cannibalisme est désormais prohibé.
(« Vampires » ? « Cannibalisme » ? Qu’est-ce que cela vient faire là ? On a ici une référence aux pratiques religieuses consistant à ne vouloir faire qu’un avec le Christ : pour cela on doit  « boire le sang du Christ » (le vin) et « manger le corps du Christ » (l’Ostie). )
Tu es seul. Démodé.
Et demain je serai toi et tu ne seras plus. (Cette phrase de conclusion a pour signification que aujourd’hui les Hommes se prennent pour Dieu : « je serai toi » se donnent le droit de vie et de mort sur les êtres, sur la planète etc… et que si plus personne ne croit en Dieu, il n’existe pas « tu ne seras plus ». Ici le « demain » est à prendre au sens métaphorique et non littéraire : « demain », dans un futur proche.)

Sarah

jeudi 2 juin 2011

Ôde: The yellow wallpaper

Ôde: The yellow wallpaper

[...]

J'observe son visage éteint, semblable au mien: ses joues creusées, ses lèvres craquelées ; j'effleure d'un doigt ce miroir incroyable, ancré dans le mur comme une œuvre du Diable et laisse vagabonder mon esprit le long des fissures de sa face jaunie. Soudain, ses traient se tordent en un rictus inquiet comme déchirés par un hurlement muet, et dans sa bouche béante une large langue de fourrure blanche. Alors je chute, encore et encore, dans ce puits sans fond, minute par minute... Hélas! Je n'ai plus le temps. Car de ses yeux s'écoulent des cascades et je me noie dans ces eaux troubles, je m'étouffe dans ma névrose, je suffoque de ma psychose et chacun de ses cris est une vague de délire qui m'englobe et m'asphyxie.
J'ouvre les yeux. Je fais face à ce vieux papier peint qui pèle, écaillé par le temps qui s'écoule et je ris. Fort, et d'un rire jaune -criard, canari, blond, doré- je lui ris au nez, hilare de haine.


[...]

Sarah

Uprising

Uprising

-Je nage dans ton regard hideux
Et je peux voir les anges de Dieu-

-Viens à moi, ne t’en vas plus.
-J’ai toujours été là, mais nous avons les pompiers désormais.
-Agenouille-toi.
-Plus maintenant. La Muse m’a mouillé de son mécontentement.
-Ne la crois pas.
-Evidemment, mais je n’ai tellement plus d’appétit que même la Pomme la plus verte ne serait pas assez succulente pour que je succombe.
-Reste.
-Impossible.
C’est l’Eternelle Damnation de l’Espèce Naturiste qui l’on conduit à cette Solitude Malhonnête, et maintenant Il se masturbe de son malheur.
-Ne mens pas.
-Et pourtant ! Les vampires sont en voie d’extinction et le cannibalisme est désormais prohibé.
Tu es seul. Démodé.
Et demain je serai Toi et Tu ne seras plus.


Sarah

God only knows

God only knows

Angels are deaf to your sorrows
And I not blinded by prayers:
Human touch to flatter My ego
But tasteless cries for the Maker.

Sarah
 *

Ce poème, à l'apparence très courte, cache bien son jeu. Petit indice? Une phrase peut en cacher une autre!