(Titre : référence à la chanson de Muse, qui met en avant un peuple qui se révolte contre la tyrannie et l’oppression de son gouvernement.)
-Je nage dans ton regard hideux
Et je peux voir les anges de Dieu-
(Très court poème qui introduit le texte ainsi que le thème principal : la religion)
(Pour commencer : Qui parle à qui ? Le premier ne fait que donner des ordres : C’est Dieu ; le second parle au nom de « je » mais nous avons ici un « je » général : c’est le peuple qui parle)
-Viens à moi, ne t’en vas plus. (Dieu demande au peuple de revenir vers lui : prise de conscience de la fragilité de la foi aujourd’hui)
-J’ai toujours été là, mais nous avons les pompiers désormais. (« Nous avons les pompiers désormais » nous dit 2 choses : tout d’abord on a une référence à la Bible, et au fait que Dieu ai parlé à Moïse à travers un buisson ardent et donc ici les pompiers sont une sorte d’ironie que le peuple utilise pour répondre aux accusations de Dieu qui critique son absence : Il ne pouvait pas entendre Dieu car désormais les buissons ardents sont éteints par les pompiers. Deuxième chose : le « désormais » montre aussi que au jour d’aujourd’hui nous sommes distrais de la réflexion, de la religion etc. à cause de la télé ou encore de la société de consommation : c’est la raison pour laquelle on ne peut plus entendre Dieu.)
-Agenouille-toi. (Besoin de domination : Dieu veut qu’on le vénère, comme avant.)
-Plus maintenant. La Muse m’a mouillé de son mécontentement. (Référence encore à Muse et lien avec le titre : c’est un groupe que j’aime beaucoup et cette chanson « uprising » est assez appropriée à ce texte, je trouve. Donc ici Muse (le groupe) agis comme une Muse (dans la mythologie) pour le peuple, et l’inspire dans sa révolte.)
-Ne la crois pas. (« Comment peux-tu croire cette Muse plutôt que ton Dieu » est ce qu’il veut dire ici.)
-Evidemment, mais je n’ai tellement plus d’appétit que même la Pomme la plus verte ne serait pas assez succulente pour que je succombe. (Nous avons plusieurs choses ici : Tout d’abord au niveau de la forme : « la Pomme » porte une majuscule, en référence à la pomme à laquelle Eve a succombée dans le jardin d’Eden ; ensuite il y a une allitération en –s « serrait » « assez » « succulente » « succombe » qui rappelle le son du serpent qui a tenté Eve et l’a persuadé de manger la pomme. Dans le fond, on a ici un « ras le bol » du peuple qui ne croit plus aux mythes créationnistes et à toutes les fantaisies de la Bible, la science dépasse les miracles. Ainsi le peuple n’avale plus les salades, ici « la Pomme » de Dieu.)
-Reste. (Ici Dieu voit que le Peuple comment à lui échapper, et ordonne, encore.)
-Impossible.
C’est l’Eternelle Damnation de l’Espèce Naturiste qui l’on conduit à cette Solitude Malhonnête, et maintenant il se masturbe de son malheur. (Les lettres en majuscules sont un coup de pouce, qui nous donne : E.D.E.N -> le Jardin D’Eden, encore une référence à Adam et Eve : Ainsi «l’Espèce Naturiste » fait référence aux Humains, nus au départ ; « l’Eternelle Damnation » fait quant-à-elle référence à l’expulsion du Paradis de l’espèce humaine après le péché d’Eve. Ensuite, on a les lettres de « Solitude Malhonnête » ce qui nous donne S.M ou Sado-Maso, qui est renforcé par les allitérations en –s et –m « Se Masturbe » et « Son Malheur » : ce que ce passage signifie est que sans l’Homme, sans la croyance de l’Homme en Dieu, Dieu n’est rien, n’existe pas. Ainsi on est dans une situation où Dieu demande à l’Homme de « rester » avec lui (passage précédent) ou de croire en lui, alors qu’il l’a lui-même exclu, expulsé du Paradis -> attitude « masochiste » si on ose dire.)
-Ne ment pas. (Faiblesse de la part de Dieu, il ne peut pas croire que l’Homme ne croit plus en lui. Encore un ordre mais on décèle une once d’appréhension.)
-Et pourtant ! Les vampires sont en voie d’extinction et le cannibalisme est désormais prohibé.
(« Vampires » ? « Cannibalisme » ? Qu’est-ce que cela vient faire là ? On a ici une référence aux pratiques religieuses consistant à ne vouloir faire qu’un avec le Christ : pour cela on doit « boire le sang du Christ » (le vin) et « manger le corps du Christ » (l’Ostie). )
Tu es seul. Démodé.
Et demain je serai toi et tu ne seras plus. (Cette phrase de conclusion a pour signification que aujourd’hui les Hommes se prennent pour Dieu : « je serai toi » se donnent le droit de vie et de mort sur les êtres, sur la planète etc… et que si plus personne ne croit en Dieu, il n’existe pas « tu ne seras plus ». Ici le « demain » est à prendre au sens métaphorique et non littéraire : « demain », dans un futur proche.)
Sarah
